Entrainement et coupure estivale: gare au syndrome de décharge

Entrainement et coupure estivale: gare au syndrome de décharge

Pratiquer intensément le sport peut présenter des conséquences fâcheuses sur la santé et sur la forme si l’entrainement intensif s’arrête de manière trop brutale, notamment durant la période estivale,  à l’issue d’un concours, d’une compétition ou d’une blessure.

Ce phénomène s’explique par ce que l’on appelle le syndrome de décharge. Outre la perte de performance sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir, le syndrome de décharge peut être aigu chez certains sportifs et se traduire par une grande fatigue, un état dépressif, des insomnies, des troubles circulatoires, des maux de tête….

Ce syndrome ne se manifeste pas chez tous les sportifs et les sportifs d’endurance semblent être les plus touchés en raison d’une carence en substance opiacée que produit l’organisme naturellement. En effet, ce type de sportif présente un taux d’endorphine plus élevés que les personnes non entraînées. Cette endorphine est à la fois, stimulante, euphorisante et anesthésiante et permet de résister au stress, à la douleur et de contrôler l’anxiété.

 Dès lors, une coupure, bien quelle soit nécessaire (pour se remotiver, casser la monotonie, permettre aux muscles, tendons et ligaments de se reposer), peut avoir des conséquences catastrophiques si elle est trop brutale. Par ailleurs, elle altérera également les performances acquises en plusieurs semaines d’entrainement, notamment parce que les réserves de glycogène semble être les plus sensibles en cas de désentraînement. 

 On note en effet:

  • une baisse de 8% de la VO2 MAX en 3 semaines d’arrêt et de 18% en 12 semaines d’arrêt.
  • une baisse de 8% du débit cardiaque maximal après 3 semaine de coupure et de 10% en 12 semaines d’arrêt.
  • une augmentation de 4 à 5% de la fréquence cardiaque maximale après 3 semaines d’arrêt
  • une baisse de 7% de la  densité capillaire après 3 semaines d’arrêt
  • une baisse de 8% du glycogène en 3 semaines d’arrêt et de 50% en 3 mois d’arrêt

En conséquence, il convient, pour éviter les troubles du désentraînement, de revoir sa planification et de tenter d’éviter des coupures de trois semaines. Il sera préférable de baisser progressivement l’intensité des entraînements plutôt que de les cesser brutalement

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Pour aller plus loin:

http://www.e-s-c.fr/coupure%20estivale.htm

http://www.jfdeligementon.com/COURSE/physiologieH.html

Véronique Billat “Physiologie et méthodologie de l’entraînement”

Jurgen Weineck “Manuel d’entrainement”

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